Après le sang ... aucune légitimité au gang nahdhaoui (LGO)

Publié le par revolution arabe

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Encore une fois, la perfidie terroriste atteint le militant Mohamed Brahmi, coordinateur général du Courant populaire et membre du secrétariat du Front populaire pour l’assassiner avec les mêmes mains qui avaient assassiné le martyr de la patrie et la liberté gauchiste, le leader de gauche Chokri Belaïd.

 

Un assassinat commis avec incitation, planification et exécution du Conseil de la choura du Mouvement Ennahdha, des gangs salafistes et des milices de protection d’Ennahda et sous couverture des appareils sécuritaire et judiciaire gérés par Ennahdha.

 

Un assassinat qui intervient le jour-même du 56e anniversaire de la proclamation de la République, ce qui dénote la volonté putshiste contre le régime républicain pour le remplacer par un Etat théocratique hostile aux libertés, à la démocratie et à l'Etat civil. Encore une fois, le Front populaire, front du refus et de la résistance, est la cible d’un crime politique planifié de la même façon et avec les mêmes moyens, et ce après avoir assuré et de façon criante la protection aux auteurs, mettant à leur disposition des milices et des gangs nahdhaouis salafistes et des dispositifs sécuritaires occultes qui ont pris l’habitude de s’attaquer avec aisance aux militants, aux artistes et aux militants des droits de l'homme et de criminaliser les mouvements et les protestations.


Cet assassinat n'est pas le premier crime et ce ne sera pas le dernier tant que le Mouvement Ennahdha jouit encore du pouvoir, le considère comme un butin et investit ses intérêts généraux dans un régime qui s’est avéré pendant une courte période plus corrompu et plus mauvais que le régime de Ben Ali que ce soit en termes de choix et d’orientations ou en matière de gestion et de corruption financière et administrative, ou de l'autoritarisme terroriste religieux dont ce mouvement s’empresse d’installer comme alternative à l'autoritarisme policier du régime de Ben Ali.

 

Ce crime intervient au moment où Ennahdha a abouti à un échec flagrant et s’est trouvée dans un état d’isolement politique sans précédent et après avoir la découverte de ses complots coloniaux contre la patrie et la révolution et contre les couches les plus touchés par l'exploitation, la marginalisation et la paupérisation. Si Ennahdha essaye de profiter de ce crime national comme elle a profité des crimes qui l’ont précédé en déconcertant et déstabilisant l'opposition libérale et centriste, en aggravant la situation politique et en bloquant les exigences politiques afférant à l’achèvement de la Constitution et l'organisation des élections, c’est parce qu’elle sent son isolement politique et la détérioration de la situation économique et même la dégringolade dans les sondages qu’elle paye les services mais qui ne peuvent plus lui donner que 12% des intentions de vote. Par ces actes, elle espère créer un climat d'intimidation et de terreur dans une tentative désespérée d’empêcher les manifestations et les mouvements qui s'opposent à ses politiques hostiles aux revendications de la révolution et aux intérêts des masses populaires.


La Ligue de la gauche ouvrière (LGO), affligée par l’assassinat du martyr Brahmi qu’elle considère comme une perte pour les forces hostiles aux gangs nahdhaouis et les forces démocratiques et progressistes, appelle le Front populaire et les forces progressistes et la société civile à adopter l'initiative de principe en déclarant la désobéissance civile généralisée dans toutes les villes, villages et campagnes et d’occuper les places publiques.

 

Elle appelle à la mobilisation à une large échelle et la formation de conseils locaux et régionaux élus comme alternative aux délégués et aux gouverneurs désignés comme elle appelle l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) à déclarer une grève générale ouverte jusqu'à renversement du système politique avec toutes ses composantes et ses institutions qui ont perdu toute légitimité politique et morale par la dissolution immédiate de l'Assemblée constituante et la chute du gouvernement et la destitution du Président et la formation d'un gouvernement ouvrier révolutionnaire autour de l’UGTT, un gouvernement anti-impérialiste en faveur des intérêts des masses appauvries, exploitées et marginalisées.


Ligue de la Gauche Ouvrière Tunis, 25 juillet 2013


Publié dans Tunisie

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