Des milliers de manifestant-e-s en France et dans le monde (CCR)

Publié le par revolution arabe

 

ps censure


En plein mois de juillet, le gouvernement et les grands médias s’en donnent à cœur joie :

 

les manifestations de ces derniers jours en soutien à la population de la bande de Gaza et contre l’intervention terrestre meurtrière de l’Etat d’Israël qui a fait plus de 600 morts, ne seraient que l’œuvre d’antisémites convaincus, de « jeunes hommes » prêts à tout pour se lancer dans les « violences urbaines ». Le gouvernement, lui-même, est prêt à tous les mensonges et à toutes les formes de répression pour maintenir son soutien à l’Etat criminel d’Israël et redorer son blason par un discours antiraciste de la plus basse des hypocrisies. Il se retrouve pourtant bien mal en point, alors que les manifestations qui se succèdent en pleine période de vacances rassemblent des milliers de personnes et témoignent de la détermination des manifestant-e-s.

À Paris : Barbès sous les gaz, la répression n’atteint pas la détermination des manifestant-e-s

À Paris, dès 15h ce samedi, ce sont des milliers de manifestant-e-s qui se sont retrouvés au pied du métro Barbès pour affirmer leur soutien au peuple palestinien. Femmes, enfants, jeunes, vieux, la foule était bien loin de la description qu’ont pu en faire les grands médias. Sous un soleil de plomb, de nombreux-ses manifestant-e-s avaient apporté leur pancarte, leur drapeaux, leur keffieh et leurs slogans, qui cette fois-ci encore plus que la semaine passée, attaquaient directement la complicité du gouvernement Hollande-Valls envers l’Etat d’Israël. Pour certains, c’est l’interdiction de la manifestation elle-même qui les a poussé à descendre dans la rue, indignés par le scandale de cette répression. Les longues rangées de cars de CRS, dans tout le quartier, bloquant toutes les rues alentour, ne viennent que renforcer ce sentiment.

 

Très vite, la place est pleine de monde et certains montent sur les échafaudages, sur les panneaux, sur le pont du métro, brandissant un drapeau palestinien ou brûlant celui de l’Etat d’Israël. Tout le monde piétine jusqu’à ce qu’un départ en manif soit tenté, remontant la rue vers la station Château Rouge où attend une ligne serrée de CRS. Refusant toute discussion avec les organisateurs, ce sont les gaz vomitifs qui ont répondu aux slogans. Lancés haut dans le ciel de Barbès, ils retombent en différents éclats sur l’ensemble des manifestant-e-s, y compris les personnes âgées et les enfants. Devant cette offensive, et après les bousculades, peu de manifestant-e-s reculent, et elle n’aura eu en réalité pour conséquences que la division de la manifestation en trois cortèges.

 

L’un d’eux ira jusqu’au Sacré-Cœur, où les touristes ont pu assister à un nouveau gazage de la part des CRS tandis que l’église ferme ses portes aux manifestant-e-s cherchant à y échapper. Plus loin, à Gare du Nord, on peut voir même un quatrième cortège, un millier de manifestant-e-s étant resté bloqué par les barrages de la police en dehors du rassemblement. Jusqu’à plus de 17h30, ils restaient encore des milliers de personnes répétant les slogans : « Israël assassin, Hollande complice ! ».

 

Gaz, lacrymo, matraques et même flashball, aucune sortie possible pour les manifestant-e-s, station de métro fermée : ce que le gouvernement a voulu jouer ici, c’est bien la carte de l’émeute. En interdisant cette manifestation et en encerclant les manifestant-e-s de la sorte, il organisait ce dont aujourd’hui il feint de s’indigner.

 

La Préfecture de Police de Paris, ainsi que celle du Val d’Oise où une autre manifestation interdite a donné lieu à des échauffourées dimanche, s’empressent de parler de « violences urbaines », se félicitant de leurs interventions musclées. On croirait les voir rejouer 2005, lorsque la mort de Zyed et Bouna, suite à une intervention policière, avait enflammé les banlieues et donné le loisir à Villepin de décréter l’état d’urgence.

 

Le nombre de gardes à vue et les lourdes peines qui les ont suivi (pour l’instant, trois peines de prison avec sursis jusqu’à 10 mois et quatre peine de prisons fermes sont tombées) témoignent là aussi de cette volonté de criminaliser la mobilisation. À grand renfort de propagande médiatique, ces énormes ficelles ne cherchent qu’à discréditer la colère et l’indignation profonde qui animent les manifestant-e-s contre la politique de l’Etat d’Israël.  

A Toulouse : Succès des mobilisations populaires en soutien aux Palestiniens.

A Toulouse, Moudenc le maire UMP et ses flics, n’ont pas fait mieux : ils se sont empressés de déclarer que la manifestation du 19 juillet était illégale parce que la date de dépôt excédait de trois heures le délai légal. A l’initiative du PCF qui avait déclaré la manifestation, les manifestant-e-s ont effectué plusieurs rondes sur la place du Capitole où la police les avait cantonnés.

 

Après quelques rondes sur la place, le PCF, Ensemble et le POI s’empressant de ranger leurs drapeaux [1], des jeunes manifestant-e-s ont pris la décision spontanée de passer outre l’interdiction et sont partis en manif sauvage à 300. La Police municipale était débordée et les manifestant-e-s ont traversé les rues du centre-ville sous les cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra ! », « Israël Assassin, Hollande complice », « Gaza, Gaza, Toulouse est avec toi ! » jusqu’à la cathédrale de Toulouse ou la manifestation s’est dispersée. La seule organisation politique à braver l’interdiction municipale était le NPA, le collectif Coup pour Coup 31 n’ayant pas appelé à la manifestation. Marah Macna et Pierre Reip

 

http://www.ccr4.org/Hollande-Valls-cherchent-a-criminaliser-le-soutien-aux-palestinien-ne-s

Publié dans Solidarité

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