Exclusif : la France va dépolluer un ancien site d'essais d'armes chimiques en Algérie (Marianne)

Publié le par revolution arabe

GERBOISE BLEUE-red

L'accord a été conclu très discrètement lors de la visite de François Hollande à Alger.

Selon nos informations, la France va dépolluer un ancien site d'essais d'armes chimiques en Algérie, que l'armée française a utilisé jusque dans les années 70. L'accord, confidentiel, a été conclu entre Paris et Alger lors de la visite du président Hollande en Algérie en décembre dernier. Le site concerné est celui de Namous, dans l'ouest du pays. Connu sous le nom de B2-Namous par les militaires français, son existence, longtemps tenu secrète, n'a été révélée qu'en 1997 par le journaliste Vincent Jauvert, dans le Nouvel Observateur.

Le centre d'études du Bouchet (CEB), un établissement de la Direction générale pour l'Armement situé à Vert-le-Petit (Essonne) pilotera l'affaire. Ce centre est spécialisé dans la guerre chimique et bactériologique.

Namous, comme d'autres sites en Algérie, a été utilisé pour tester des armes chimiques, puis après leur interdiction, pour développer des systèmes permettant de s'en protéger... en conditions proches du réel. B2-Namous aurait fonctionné jusqu'en 1980, en parfait accord entre les autorités françaises et algériennes, qui, l'une comme l'autre, se gardaient bien d'en parler.

Dans quel état est le site aujourd'hui ? On l'ignore, mais le problème viendrait essentiellement de munitions non explosées. Il se dit même que l'on y trouve "un peu de tout" en matière de substances chimiques. En tout cas des choses à manier avec une grande prudence...

Lundi 25 Février 2013
Jean-Dominique Merchet

La France va dépolluer un ancien site d'essais d'armes chimiques en Algérie

Article de Marianne :
http://bit.ly/ZvxDZ4   

Marianne écrit : « Selon nos informations, la France va dépolluer un ancien site d'essais d'armes chimiques en Algérie, que l'armée française a utilisé jusque dans les années 70. L'accord, confidentiel, a été conclu entre Paris et Alger lors de la visite du président Hollande en Algérie en décembre dernier. »


Cette information invite à rappeler que la France a gravement contaminé d'autres sites algériens entre février 1960 et février 1966, lors de 17 essais atomiques dont 4 à ciel ouvert. S'il est impossible de récupérer la radioactivité expédiée dans l'atmosphère, on trouve par contre encore dans le désert algérien des sites et des matériaux contaminés. Voir ou revoir à ce sujet le film « Gerboise bleue » ( http://bit.ly/Y1GMIA  ).
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Source: Observatoire du nucléaire

Publié dans Algérie

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