Hamid El Kanouni succombe à ses brûlures, les autorités veulent l'enterrer à Casablanca

Publié le par revolution arabe


Mardi, 09 Août 2011 07:16 lakome.com


Le jeune Hamid El Kanouni a succombé à ses brûlures dans la nuit de lundi à mardi 9 août au CHU Ibn Roshd à Casablanca. Le jeune s'est aspergé d'essence et s'est immolé par le feu le dimanche 7 août à Berkane. Le jeune marchand ambulant protestait contre la saisie de sa carriole par la police ainsi que le fait d'avoir été frappé et humilié par les agents de police.


Mustapha El Kanouni, frère du défunt Hamid El Kanouni, a affirmé dans une déclaration à Lakome.com, que les autorités locales ont proposé à la famille d’enterrer le corps du défunt à Casablanca au lieu de le faire à Fès, où vit sa famille. « Les autorités veulent éviter tout forme de protestation lors des funérailles», ajoute Mustapha El Kanouni, depuis le Centre hospitalier Ibn Roshd de Casablanca, ce mardi 9 août 2011.

 

Il était dans un état jugé grave avec brûlures au troisième degré, lorsqu’il a été transporté aux urgences de l’hôpital Adrak. Les médecins ont alors décidé de le transférer au CHU Ibn Roshd à Casablanca.

 

Selon un témoin de la scène, le jeune Hamid El Kanouni, 27 ans, s’est immolé par le feu devant le commissariat en protestation de la saisie de sa carriole. Carriole qui lui servait à transporter et vendre du pain au marché Attahtaha, situé au centre ville.

 

Toujours selon ce témoin, la victime a été frappée et humiliée par l’un des agents de police qui ont saisi sa carriole. "Hamid El Kanouni vendait du pain devant un boulanger. Ce dernier n'a pas apprécié et a appelé la police après un altercation avec le vendeur ambulant. La police est arrivée, l'a frappé, insulté et lui a saisi sa carriole", nous informe Abderrahim Seddiqi, président du la section locale de l'AMDH (Association marocaine des droits de l'Homme).

 

Des militants associatifs et politiques ont organisé une manifestation devant le siège régional de la Sûreté nationale pour exiger l’ouverture d’une enquête par le Procureur du roi. La ville a vu l’arrivée massive de forces de maintien de l’ordre en prévision de mouvements de protestation plus importants. " Dès l'annonce de la mort de ce jeune, le Mouvement du 20 février a appelé à une manifestation populaire à Berkane le soir du 9 août 2011", explique Abderrahim Seddiqi.

 

Contacté par Lakome.com, un autre militant des droits de l’Homme de Berkane a affirmé que le Procureur avait entamé un dialogue avec le groupe de militants qui organisait la manifestation. Il aurait promis d’ouvrir une enquête.

 

http://fr.lakome.com/

Publié dans Maroc

Commenter cet article

Mario 11/08/2011 20:22


paix à son âme !