La manifestation pro-Gaza maintenue par plusieurs associations (JDD)

Publié le par revolution arabe

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Malgré l’interdiction par les autorités de la manifestation parisienne en soutien à la Palestine, plusieurs associations et partis politiques maintiennent leur appel à la mobilisation.


La décision de la préfecture de police de Paris ne fait pas l’unanimité. Vendredi, les autorités ont en effet interdit le rassemblement pro-Palestinien qui devait se tenir samedi à 15 heures. Une décision en réponse aux heurts survenus dimanche dernier devant deux synagogues en marge d'une manifestation pro-Gaza. Six députés PS et EELV ont  protesté contre cette interdiction, appelant le gouvernement à revenir sur cette décision.

 

"Le seul camp que la France doit choisir, c'est celui de la paix. Aujourd'hui, nous refusons la décision trop hâtive du ministère de l'Intérieur", ont-ils écrit.


Les organisateurs de la manifestation parisienne ont immédiatement introduit un recours en urgence devant la justice administrative, dans l'espoir de pouvoir la maintenir. Mais le tribunal administratif de Paris l'a rejeté dans la soirée de vendredi, invoquant un climat de "vive tension exacerbée par la recrudescence du conflit israélo-palestinien". "Je suis scandalisé, c'est une décision politique extrêmement grave de la part d'un gouvernement qui devra en payer le prix politique", a réagi Youssef Boussoumah du parti des Indigènes de la République, qui entend lutter contre les inégalités.

Le NPA maintient son appel

L’association a rapidement indiqué sur sa page Facebook qu’elle maintenait son appel à manifester, comme une quinzaine d’autres qui invitent les manifestants à se réunir dans le quartier parisien de Barbès à 15 heures. Sur la page Facebook de Génération Palestine, on peut lire un message en ce sens : "Votre présence est plus qu'importante, en plus du soutien au peuple palestinien qui subit en ce moment même un assaut terrestre sur la bande de Gaza, c'est notre liberté de manifester qui est remise en cause..."


Avant même la décision de justice survenue vendredi soir, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) maintenait lui aussi son appel "à se rassembler pour protester publiquement" samedi. Dans la matinée, d’importantes forces de police étaient déjà déployées aux environs de la station de métro Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris, pour éviter que le rassemblement n’ait lieu malgré tout. Dans un communiqué, la préfecture de police précise que "cette décision a été prise dans un souci d'apaisement" et que "ceux qui ne s'y conformeraient pas (…) prennent le risque d'être contrôlés, interpellés et remis à la Justice." Selon l’article 431-9 du Code pénal, le maintien d’une manifestation interdite peut être puni de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende.


samedi 19 juillet 2014

 

http://www.lejdd.fr/Societe/La-manifestation-pro-Gaza-maintenue-par-plusieurs-associations-676751

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