SE DÉCLARANT OPPOSÉ À LA POLITIQUE LIBÉRALE DE L’ÉTAT Le PST réclame la nationalisation des grandes entreprises

Publié le par revolution arabe

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LE SECRÉTAIRE général du Parti socialiste des travailleurs (PST), Mahmoud Rachidi, a dénoncé solennellement les déclarations à la radio du SG du RND, Ahmed Ouyahia, affirmant que son programme prévoit de dépenser des milliards pour assainir les entreprises publiques pour ensuite les privatiser.


Lors d’une conférence de presse, hier, M. Rachidi a expliqué que cette affirmation voudrait dire que « l’on prend l’argent du Trésor public pour ensuite le distribuer à une caste de privés ayant des appuis au sein du pouvoir », et que « l’opération d’assainissement a pour objectif la mainmise sur ces entreprises ».

 

Il a précisé, en revanche, que son parti est « favorable à un assainissement des entreprises publiques en vue de construire une économie nationale forte ». Le SG du PST a, d’autre part, exprimé sa solidarité avec les 16 travailleurs de Cevital licenciés, dit-il, « pour avoir revendiqué l’amélioration de leurs conditions de travail et l’application de la législation du travail, notamment la création d’une section syndicale ».


Intervenant à mi-chemin de la campagne électorale des élections législatives auxquelles son parti prend part dans 6 wilayas, le premier responsable du PST a, en préambule à la présentation de son programme économique, indiqué que « la politique libérale imposée par le pouvoir dans les années 90 est responsable de la catastrophe que vit le pays sur les plans économique et social », avant de détailler que les hydrocarbures représentent 98% des recettes du pays, alors que ses importations se chiffrent à 50 millions de dollars annuellement.

 

« Le pays a besoin de tout, routes, barrages et industries, etc. », a-t-il affirmé, ajoutant que « l’Algérie dispose de réserves de change de presque 200 milliards de dollars et est le pays le moins endetté de la région Mena, mais son peuple est des plus pauvres ».


En mettant en garde contre les dangers extérieurs qui guettent le pays, il a souligné la nécessité de constituer un « front intérieur solide » pour pouvoir y faire face.


Après avoir donné la parole à un candidat tête de liste du parti à Béjaïa, Mohand-Sadek Akrour, actuel président d’APC et enseignant d’université en économie de son état, qui a décortiqué la crise multidimensionnelle et dénoncé « la politique rentière et clientéliste de l’Etat », Mahmoud Rachidi a revendiqué, au nom de son parti, un plan de nationalisation des grandes entreprises, citant les complexes d’El Hadjar, Asmidal et les mines d’El Ouenza et Boukhadra.

 

Il a, en revanche, réclamé l’arrêt des privatisations et la reprise de centaines d’entreprises, dont la laiterie de Draâ Ben Khedda, et demandé que des mesures de rétorsion soient prises à l’encontre des entreprises étrangères ayant réalisé des bénéfices énormes sur le dos de l’Algérie, notamment le retrait de la licence à Orascom et la reprise par l’Etat des cimenteries Lafarge.


Outre sa demande d’imposer la souveraineté de l’Etat aux institutions financières en vue de les protéger contre les effets négatifs du capitalisme, le PST exige la disparition de la Bourse d’Alger et l’arrêt de l’importation des produits de luxe, ainsi que les produits concurrents de la production nationale, en sus du retour urgent à la gestion de l’Etat des services publics, eau, ports et aéroports.


Et de réclamer, en outre, l’annulation de l’Accord d’association avec l’UE et du projet d’adhésion à l’OMC et la Zone arabe de libre échange (Zale). Sur un autre chapitre de son programme, le PST a plaidé pour le développement d’un secteur agricole productif, notant l’absence de planification et appelant à sévir contre les circuits informels de la distribution des produitsagricoles.


Amar Rafa


* La Tribune du 26-04-2012.
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