Tunisie : Latécoère mène la répression antisyndicale (LO)

Publié le par revolution arabe



À Fouchana, dans la banlieue de Tunis, deux militantes syndicales licenciées par LATelec, filiale de l'équipementier aéronautique français Latécoère, sont en grève de la faim depuis près d'un mois pour obtenir leur réintégration dans l'entreprise.


Dans cette usine où les ouvrières ne touchent que 120 euros par mois, certaines d'entre elles avaient formé clandes- tinement une section syndicale de l'UGTT (Union générale tunisienne du travail) au cours des derniers mois du pouvoir du dictateur soutenu par la France, Ben Ali. Après qu'il eut été chassé par les manifestations populaires de janvier 2011, leur section syndicale avait pu apparaître au grand jour en revendiquant des augmentations de salaire et la fin du harcèlement sexuel contre des ouvrières.


Mais la fin de la dictature de Ben Ali n'a pas mis fin à la dictature patronale pour les travailleurs tunisiens. À l'automne 2012, Latécoère a mis au chômage 200 intérimaires, la moitié de ses ouvrières de Fouchana. Au printemps 2013, en représailles à une manifestation devant l'ambassade de France, le patron a mis dehors dix autres ouvrières, dont huit déléguées syndicales. Depuis, à force de batailler, six ont été réintégrées, mais pas les deux militantes qui font la grève de la faim et que la direction accuse de diffamer l'image de la marque.


Fournisseur d'Airbus, la filiale de Latécoère en Tunisie bénéficie du soutien du patronat tunisien qui ne veut entendre parler d'aucune concession aux travailleurs. Face à la solidarité des patrons, les ouvrières de Fouchana doivent pouvoir compter sur celle des travailleurs de France. Lucien DÉTROIT

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2398&id=37

 

 

16 juillet 2014

A Tunis, cela va faire un mois que deux ouvrières licenciées par l’équipementier français Latécoère sont en grève de la faim pour exiger leur réintégration.

Sonia Jebali et Houda Thalji, déléguées syndicales UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens), avaient été mises à la porte en avril 2013, pour avoir animé une longue grève contre le harcèlement sexuel et pour de meilleurs salaires – les femmes dans cette entreprise ne touchant que 120 euros par mois. Elles avaient osé manifester devant l’ambassade de France.

 


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