Une jeune poète palestinienne fait frissonner la toile

Publié le par revolution arabe

 

Farah Chamma est une jeune femme qui a fait le choix de l’écriture poétique pour dénoncer l’hypocrisie de certains dirigeants dans les pays du monde arabe, ainsi que les paradoxes auxquels est confrontée leur jeunesse.

 Elle a accepté de nous accorder l’entretien qui suit et nous l’en remercions chaleureusement.


Farah, vous avez dix-neuf ans, vous êtes Palestinienne, étudiante en Droit et Sciences politiques à la Sorbonne d’Abu Dhabi et votre poème « Puis-je croire en vous ? » fait le buzz depuis sa mise en ligne. Pouvez-vous nous raconter cette expérience, de l’écriture à la publication de la vidéo dans le cadre d’un concours ?


Tout a commencé avec le projet de « The FLEX » filmant plusieurs poètes d’Abu Dhabi. J’ai eu la chance d’y participer. La vidéo de mon poème « Comment dois-je croire ? » a d’abord été partagée sur Facebook par ma famille et mes amis. Puis, de plus en plus de personnes ont commencé à la partager. J’étais étonnée d’apprendre la semaine dernière que la vidéo a été vue par plus de 100 000 personnes. Quant à l’écriture du poème, c’était une expérience cathartique. Le poème n’est que le résultat de la confusion et des paradoxes politico-religieux auxquels on est confrontés.   

 

Depuis combien de temps écrivez-vous ? Qu’est-ce que l’écriture pour vous ?


J’ai commencé à écrire à l’âge de treize ans. Mais ma « vraie expérience » poétique s’est passée il y a trois ans, quand j’ai déclamé pour la première fois, un poème devant un grand public. Cela a eu lieu grâce à The Poeticians, qui est un cercle de poètes basé à Dubaï. Hind Shoufani, la fondatrice de ce groupe, m’a encouragée à continuer avec eux et les aventures poétiques n’ont pas cessé depuis ce moment ! L’écriture pour moi, c’est la communication et la productivité. Quand j’écris et que je partage avec les gens, je me sens vivante.

 

Pouvez-vous partager avec nous votre représentation du monde ‘’idéal’’, celui dont vous rêvez et dont l’image vous pousse à agir, à créer au quotidien ?


Je ne rêve pas d’un monde « idéal » proprement dit, mais à un monde moins ignorant de ce qui se passe. Ce qui me pousse à agir, c’est la volonté d’être consciente et de rendre ceux qui sont autour de moi plus conscients.

 

Auriez-vous un message à transmettre à tous les jeunes tournés vers la création, en Algérie, en Palestine ou ailleurs dans le monde ?  


Il faut poursuivre cette création sans avoir peur, car la peur préserve l’ignorance.

 

Publié dans Palestine

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