Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 12:05

Révoltes ou révolutions, les soulèvements populaires apparus dans le monde arabe en 2011 ont renversé ou défient toujours les régimes autoritaires et leurs autocrates délégitimés.

 

Mouvements d’affirmation sociale, politique et identitaire, portés par des exigences de liberté et d’égalité, de reconnaissance et de redistribution, ils ont balayé la fiction de « l’exception arabe » et rouvert le champ des possibles au Maghreb et au Moyen-Orient.

 

Pour quelles transitions, vers quels horizons ?

 

Déstabilisation de la région, crispation des acteurs, démocratisation des structures, récupération des aspirations, radicalisation des options, explosion des conflits, émancipation des peuples... ? Au-delà des traits communs aux sociétés arabes contemporaines, les scénarios varient d’un pays à l’autre. Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Syrie, Jordanie, Yémen, Bahreïn, Arabie saoudite, etc., ils sont tous concernés, directement ou indirectement, par des épisodes plus ou moins répressifs, plus ou moins sanglants.

 

Quels premiers grands bilans tirer de ces soulèvements ?

 

Quelles promesses contiennent-ils et quels risques pèsent sur leurs aboutissements ? La mise à plat de la genèse du « printemps arabe », de ses acteurs sociopolitiques locaux, nationaux et internationaux, de ses facteurs culturels, démographiques et économiques, mais aussi des rôles joués par l’Europe et les États-Unis, aide à lire un réel particulièrement complexe et, plus loin, à évaluer le potentiel libérateur d’une dynamique de changement social et d’autodétermination.

 

Contenu

Editorial
Le « printemps arabe » : un premier bilan
par Bichara Khader
Un ou des « printemps arabes » ?
Tunisie : le paradigme d’une révolution heureuse
par Bichara Khader
Libye : le contre-paradigme d’une révolution heureuse
par Bichara Khader
Égypte : une révolution permanente, trahie ou kidnappée ?
par Mohammad Selim , Gamal M. Selim
Syrie : l’ascension et le déclin du nouvel acteur politique
par Wael Sawah
Yémen : mouvement révolutionnaire et logique de préservation du système
par Marine Poirier
Bahreïn : l’impasse du « printemps de Manama »
par Claire Beaugrand
Algérie : des réformes politiques pour éluder le « printemps arabe »
par Ahmed Aghrout , Yahia H. Zoubir
Maroc : les ressorts de la monarchie, les conditions de la contestation
par Chawqui Lotfi
Jordanie : un « printemps arabe » circonscrit ou en germe ?
par Jamal Al Shalabi, Jimena Montaldo Mancilla, Vincent Legrand

Les États-Unis face au « printemps arabe » : mise en perspective à partir des révolutions tunisienne et égyptienne
par Amine Ait-Chaalal

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 11:50

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A Nouakchott, les vendredis se suivent et se ressemblent.

 

Dès la fin de la prière, les sorties de mosquées se transforment en début de manifestation en direction du Ministère de l’Intérieur qui est dans le même quartier que celui de la Présidence de la République. Quelques mètres plus loin, les bonshommes casqués et armés de genouillères brandissent déjà leur matraque et astiquent leur canon à grenades à gaz lacrymogènes et à déflagrations sonores.

 

Le contact est violent.

 

Des blessés sont ramassés. Les manifestants les transportent vers les urgences où les policiers, parfois, viennent les chercher ou les interroger.


Il y’en a un qui est habitué maintenant de ce scénario, c’est le Président de la Coordination de la Jeunesse de l’Opposition (Michaal), Elfadel Ould El Moktar. Pas plus tard que la semaine dernière, il avait passé deux jours en pension au commissariat. Aujourd’hui, il fut arrêté après avoir été blessé à la tête.


Le dilemme de la Police réside dans la multitude de mosquées. Aujourd’hui ils se concentrèrent sur la grande mosquée dite "saoudienne" mais est ce que l’intendence suivra toujours ?


Plusieurs départs possibles de la contestation à Nouakchott pour cause de multiplicité des mosquées.

 

Mais cette contestation gagne aussi les autres villes. Ici c’est Kiffa, capitale de l’Assaba (Sud-Est du pays), qui manifeste réclamant l’eau potable et des conditions décentes. Les marcheurs ont bravé la canicule pour crier leur colère au vu et au su de tout le monde. Partout le même mot d’ordre : "Aziz, Dégage !".


Le même jour, les leaders de la COD se faisaient accueillir en triomphe à Tidjikja (Centre-Est), capitale du Tagant, après avoir fait escale et meeting à Chegar, Moudjerya et N’Beika. Toujours le même mot d’ordre "le départ" d’Aziz de façon pacifique.

 

Les leaders de la COD se sont succédé à la tribune pour souligner la disqualification de Ould Abdel Aziz aux yeux des Mauritaniens. Une intervention fut particulièrement remarquée, ce fut celle de Mohamed Ould Mawloud, Président de l’Union des Forces Progrès (UFP) qui adressait ses salutations à l’assemblée depuis sont lieu de convalescence à Paris. Le meeting fut un triomphe malgré les tracasseries administratives et malgré la décision de l’Administration de débloquer, ce jour-là, le stock de vivre pour le distribuer aux populations en même temps.


Ce sera là l’épilogue de la tournée de la COD dans les régions du pays. Commencera maintenant la phase décisive dans cette confrontation avec le Régime. Toute la Mauritanie est maintenant mobilisée pour donner le coup de grâce et en finir avec un régime qui ne respecte rien ni personne et qui enfonce le pays dans la crise. Des voies pacifiques et responsables existent pour y arriver.


Source : http://www.afriquesenlutte.org

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 11:41

Louis Lepron | Journaliste

Une salle d’audience d’un tribunal du Caire en 2008. Premier procès, en Egypte, pour harcèlement sexuel. La plaignante, Noha Rushdi, se fait moquer par l’avocat de la défense.

Mohamed Diab était présent :

« C’est à ce moment là que j’ai décidé de réaliser “Les Femmes du bus 678”. Pour que cet avocat comprenne ce que vivent les femmes. »

Elles seront trois à incarner « les » femmes d’Egypte :

  • Fayza des quartiers populaires,
  • Seba la bourgeoise ;
  • Nelly, tête brûlée.

Toutes les trois victimes d’une agression sexuelle.

Bande-Annonce « Les femmes du bus 678 »

Film réalisé par Mohamed Diab

Un cercle vicieux

En Egypte, les harcèlements sexuels concernent 83% des Egyptiennes, et 98% des femmes étrangères de passage.

Le scénariste égyptien s’est inspiré des groupes thérapeutiques qui réunissent des femmes ayant été attaquées.

« Même si cela m’a pris des années pour récupérer des informations, les femmes avec qui j’ai parlé se sont ouvertes progressivement. “

Selon lui, un cercle vicieux caractérise la société égyptienne :

  • les hommes n’ont pas conscience de la gravité de leurs actes ;
  • honteuses, les femmes n’iront jamais avouer avoir été agressées ou violées ;
  • les frères ou maris, s’ils apprenaient une telle chose, se sentiraient comme des ‘sous-hommes’.

Il précise :

‘Dans Les Femmes du bus 678’, chaque mot, chaque phrase, a déjà été prononcé.”

Extrait de “Les femmes du bus 678”

Film réalisé par Mohamed Biad

Place Tahrir, l’agression d’une journaliste

A sa sortie dans les salles égyptiennes, “Les Femmes du bus 678” fait beaucoup parler de lui. Les femmes savent que le film dépeint une vérité ; les hommes, pour la plupart, n’y voient qu’une fiction de plus.

Un mois plus tard éclate la révolution égyptienne. Mohamed Diab, alors en promotion pour son film, sera l’une des premières personnalités à soutenir le mouvement.

Mais il perçoit une confrontation abstraite entre deux Egypte :

“Les Egyptiens présents lors des dix-huit premiers jours étaient les plus braves car ils pensaient que la police allait les tuer. Avec le courage d’affronter la mort, ils ont fait ressortir le meilleur d’eux-mêmes. Aucune femme, alors qu’on était serrés comme des sardines, n’a été abusée.”

Le réalisateur parle de la “nouvelle Egypte”. La “vielle”, elle, arrive place Tahrir le 11 février, quelques heures après le départ de Hosni Moubarak : des femmes se font violer, notamment une journaliste d’ABC, une histoire reprise dans le monde entier.

Extrait de “Les femmes du bus 678”

Film réalisé par Mohamed Diab

 

“Un fondement culturel, propre à l’Egypte”

Mohamed Diab en est conscient : le procès auquel il a assisté en 2008, comme son film, ne sont que des étapes vers un changement en profondeur des mentalités.

“Des femmes m’ont affirmé qu’elles ne se laisseraient plus faire ; des hommes m’ont affirmé qu’ils avaient pris conscience.”

Mohamed Diab a confiance dans la nature humaine : pour lui, les hommes ne sont pas mauvais, ils ont simplement, en tête, “de mauvaises images, des clichés”.

Mais il en veut aux médias occidentaux qui font le lien entre les agressions sexuelles et la religion musulmane :

“Ce phénomène arrive aussi en Inde et au Mexique, des pays non-musulmans. Cela s’explique par exemple par la pauvreté ou la densité de population, très forte au Caire. Ce n’est pas un fondement religieux mais un fondement culturel, propre à l’Egypte.”

 

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/05/30/les-femmes-du-bus-678-contre-les-cliches-des-egyptiens-232208

 

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 10:10
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 14:10

artobbbn2395

Les ouvriers Soprofel Idyl, roi français au Maroc des légumes et fruits, sont en grève de la faim depuis bien 31 jours.

 

ils ont organisé une tentative de suicide collective sur la route entre Aît ÂMRANI et BYOUKRA au sud du Maroc, tout simplement pour demander satisfaction de leurs revendications : retour à l’emploi, indemnités de licenciement et dommage et intérêts etc.

 

Au lieu de satisfaire leurs demandes, les forces de l’ordre sont envoyés sur place.

 

Des militants de droit de l’homme, AMDH et les membres des familles des ouvriers étaient présents. Trois grévistes sont dans un état critique et délicat et ont été transféré à l’hôpital de la région. Les trois autres campent encore sous leur tentes de misère devant le siège de leur employeur SOPROFEL.


Les forces de l’ordre sont présentes sur les lieux, elles peuvent violenter les grévistes et les présents d’un instant à l’autre.  Je rappelle que le syndicat de ces ouvriers -CDT ne s’occupe pas de leur lutte et leur dossier.


Moha Oukziz

 

 

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-du-nord/maroc/article/maroc-les-ouvriers-du-roi-francais


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