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Dimanche 26 mai 2013 7 26 /05 /Mai /2013 09:45
 
 salafiste.jpg Super salafiste !
  

Interview de Alaya Allani, spécialiste des mouvements islamistes.


Le danger salafiste est devenu une vérité incontournable. L’assassinat de Chokri Belaïd, les événements du Mont Chaâmbi et, tout récemment, les affrontements avec les forces de l’ordre, jugés impies qu’il faut exterminer, à Kairouan et à la cité Ettadhamen en sont la preuve irréfragable. Il est grand temps de tirer la sirène d’alarme pour arrêter cette escalade de la violence qui est sur le point de plonger notre paisible pays dans un bain de sang et de faire de lui un nouvel Afghanistan. Tous les indices rendent, malheureusement, ce scénario envisageable comme l’affirme Docteur Alaya Allani qui nous fait des révélations des plus choquantes sur le potentiel grandissant de ces groupes extrémistes dont le lien avec l’Aqmi est, enfin, établi et qui sont très actifs non seulement sur nos frontières mais aussi à l’intérieur du pays.


Le Temps : comment expliquez-vous que nos forces armées soient prises au dépourvu par ces groupes terroristes au Mont Chaâmbi, alors que l’opinion publique sait que, depuis l’assassinat de Chokri Belaïd, nos frontières avec l’Algérie sont bien gardées en raison de la poursuite des assassins présumés ?


Dr Allani : vous avez bien raison de poser cette question, mais sachez que la poursuite des terroristes date de décembre 2012 dans cette région ainsi que dans les zones limitrophes entre la Tunisie et l’Algérie, sur les 950 km de frontières séparant les deux pays, et aussi sur les 400 km des frontières sud avec la Libye. Ces terroristes se sont installés dans la zone du Mont Chaâmbi, de Tabarca, de Ain Draham et du Kef, c’est-à-dire tout au long de la ligne frontière ouest en raison de la nature du terrain caractérisé par des sommets élevés et des forêts qui leur offrent des refuges difficilement accessibles. En revanche, les zones sahariennes faisant frontière avec la Lybie sont découvertes. C’est pourquoi les terroristes ne s’y installent pas et évitent d’y créer des camps d’entraînement. Cette région du sud leur sert, seulement, de zone de transit, les terroristes qui entrent par les frontières libyennes cherchent, généralement, des complices du côté tunisien pour faire passer armes et munitions. Leur tâche est d’autant plus facile que la coor- dination avec les autorités libyennes est difficile au vu de la situation d’insécurité qui sévit à l’intérieur de ce pays.


Quels sont les renseignements révélés par les événements du Mont Chaâmbi ?


Ils montrent qu’il y a une présence de jihadistes en Tunisie dont la majorité sont des Tunisiens et parmi lesquels se trouvent, également, quelques Algériens. Les services de sécurité ont trouvé des pièces d’identités et des billets de banque algériens, par contre la présence de ressortissants libyens ne peut pas être à l’heure actuelle confirmée.


Quel est le bilan des arrestations jusqu’à aujourd’hui ?


Depuis décembre 2012 jusqu’à aujourd’hui on dénombre près de 40 arrestations dans les rangs des Jihadistes ou des complices parmi la population vivant proche des zones frontalières. Par contre, les dernières opérations de Chaâmbi n’ont, toujours, pas abouti à des arrestations de Jihadistes, c’est-à-dire à partir de la date du 29 avril 2013, excepté, toutefois, deux complices qui leur fournissent de l’argent. Certes, le ratissage de ce mont permet de détruire les abris et les camps d’entraînement utilisés par les Jihadistes, mais la zone étant vaste, s’étalant sur près de 100km2, sa surveillance nécessite une logistique plus importante pour appréhender plus de terroristes.


A-t-on réussi à en décliner l’identité ?


Les Jihadistes appartiennent aux cellules dormantes d’Al-Qaïda, précisément à la « quatiba » (groupe armé) appelé « Okba Ibn Nafaâ » qui ont des relations avec certains partisans de « Ansar Charia ». La triste affaire de l’assassinat du commissaire Sboui l’illustre bien. Les premiers interrogatoires avec l’un de ses bourreaux, qui lui ont appliqué la Charia en l’égorgeant, dans la nuit de 1er au 2 mai 2013, ont montré que le suspect faisait partie de la « police salafiste ». Le commissaire était chargé du dossier des Jihadistes, c’était le mobile du crime. Les premiers éléments d’enquête confirment que l’assassinat de ce dernier était décidé suite à une fatwa d’un Imam salafiste-jihadiste d’une mosquée située à Djebel Jeloud.


Quelles connexions existent-elles entre les Jihadistes d’Al-Qaïda et les Jihadistes d’Ansar Charia ?


Il s’agit d’une relation de collaboration et de coordination pour certaines activités. L’école de pensée pour les deux tendances est la même, Abou Yadh dit qu’il adopte les principes d’Al-Qaïda, mais qu’il n’appartient pas à ses structures. Les analystes considèrent cette déclaration très équivoque, et certains d’entre eux évoquent une semi alliance entre les deux mouvances.


Quelles sont les relations entre Salafistes Jihadistes et les Salafistes réformistes dits scientifiques ?


Il s’agit d’une relation qui repose, à la fois, sur des points de convergence et des points de divergence. Par exemple, les Salafistes réformistes croient au jihad mais ils estiment que le moment n’est pas opportun, alors que les Salafistes jihadistes considèrent que c’est déjà le moment de la pratiquer, c’est-à-dire dans l’immédiat, dans le but d’instaurer un Etat Islamique. Donc, il n’existe pas de différence entre les deux groupes au niveau du fond. Pour les Jihadistes de « Ansar Charia » ou « Al-Qaïda », le jihad se fait contre les étrangers qui occupent des terres musul- manes et les chefs d’Etat musulmans qui collaborent avec ces derniers, en particulier, les Américains et les Euro- péens. Ceci dit qu’il il y a une possibilité pour que les Salafistes réformistes et les Salafistes jihadistes collaborent ensemble surtout sur la question relative à la démocratisation du régime. En effet, à ce sujet, les deux tendances salafistes considèrent que la démocratie est un système anti-islamique. Ils estiment que les droits de la femme ne doivent pas contrarier le port du voile ou du niquab et la non mixité entre l’homme et la femme.


Avez-vous une idée sur leurs effectifs respectifs ?


Actuellement, les Salafistes réformistes sont évalués autour de 8 000 individus engagés dans le mouvement et de quelques dizaines de milliers de sympathisants évalués entre 30 000 et 40 000. Le nombre des Salafistes jihadistes, principalement ceux de la mouvance « Ansar Charia » est entre 3000 et 4 000 individus. Selon un rapport officiel, ils n’étaient que 800 il y a une année. Le nombre des Jihadistes s’est multiplié par quatre en raison de la fragilité sécuritaire. Le fait que le parti Ennahdha ait laissé le contrôle de dizaines de mosquées entre les mains des Salafistes jihadistes explique, également, cette augmentation.


Existe-il de rapports entre les Salafistes, toutes tendances confondues, et le parti Ennahdha ?


La connexion entre les Jihadistes et Ennahdha est établie, d’après les chercheurs, à travers la branche salafiste du parti Ennahdha, animé par Sadok Chourou et Habib Ellouze. Ce sont eux qui dirigent les négociations avec les Jihadistes d’Abou Yadh. Pour le moment, les relations entre les deux partenaires passent par une période difficile mais gérable, selon les partisans de « Ansar Sharia », qui insistent sur le maintien de leur contrôle de quelques mosquées. Le parti Ennahda, selon des analystes, croit que la carte des Salafistes peut servir à renforcer son potentiel électoral notant que la moitié de la base du parti Ennahdha est proche de la pensée salafiste. Je rappelle, à cet égard, que, pendant les opérations de poursuite contre les terroristes au Mont Chaâmbi, le parti Ennahda accueille chaleu- reusement le prêcheur salafiste Mohamed Hassène et lui permet de tenir un discours dans un meeting, le 4 mai 2013, regroupant près de 20 000 personnes au bord de la mer de Hammamet, ce qui donne un coup fatal au tourisme qui connaît, déjà, d’énormes difficultés. Rappelez-vous que le lendemain de ce meeting, le ministre du tourisme critique sévèrement le tenue de ce rassemblement et que les journaux dénoncent les facilités accordées par le gouverneur pour son organisation et les Fatwas de Hassène hostiles à la modernité et surtout aux droits de la femme.


Selon vous, les raisons du durcissement de ce mouvement terroriste, dans notre pays, sont-elles internes ou bien externes ?


Tout d’abord, je dois préciser que cette opération a décelé le manque de préparation et d’équipements des forces de sécurité devant l’extension jihadiste qui se renforce de plus en plus. Le renforcement des activités terroristes est dû à des facteurs aussi bien internes qu’externes. Pour ces derniers, on peut citer les retombées de la guerre du Mali. Les Jihadistes repoussés du nord de Mali s’orientaient vers le Niger et vers quelques pays du Maghreb, notamment, la Libye qui connaît une fragilité sécuritaire aigue. D’ailleurs, les premières enquêtes policières parlent des Jihadistes d’Al Qaeda, Aqmi, d’origine tunisienne et algérienne arrivés à Chaâmbi à travers la Libye où la fragilité sécuritaire ne cesse de s’accentuer surtout après la promulgation, le 5 mai 2013, de la loi de l’exclusion politique. Pour ce qui est des facteurs internes, il y a lieu de citer, tout d’abord, le faible rendement gouvernemental sur le plan socioéconomique et l’absence d’une stratégie religieuse basée sur le patrimoine religieux local, connu pour sa modération et sa tolérance, ce qui a permis la diffusion des approches de l’Islam radical importé par les Arabes afghans. Il y a ensuite l’extension des activités Salafistes, à travers la création de plusieurs écoles coraniques et jardins d’enfants dirigés par eux échappant à tout contrôle de la part des autorités, l’organisation de stages de formation, en Tunisie, pour former des cadres salafistes, assurée par des associations religieuses privés saoudiennes et kuwaïtiennes, et l’absence d’une feuille de route concernant la date finale des élections, ce qui alimente la tension politique. Ajoutant à tout cela le projet de loi d’exclusion politique appelé « loi pour la protection de la révolution » soutenue par le parti Ennahda et qui a suscité de vives réactions de protestation dans la société civile et politique. L’activité intensifiée des Jihadistes, dans notre pays, peut s’inscrire dans le cadre de la préparation de l’après élection, ils veulent s’imposer en tant qu’acteurs politiques essentiels sur la scène publique dans la prochaine phase.

 


Comment vous voyez les retombées des événements du Mont Châmbi ?


Elles seraient, sans doute, négatives si la situation en Algérie devenait confuse en raison des problèmes de santé du président Bouteflika, et si le gouvernement ne prenait pas au sérieux les menaces des Jihadistes et surtout de l’Aqmi qui s’apprête à installer un triangle jihadiste liant la Tunisie à l’Algerie et la Libye.


Quelles sont les chances de succès de ce triangle ?


Selon les Jihadistes d’Aqmi, la coordination se fait avec la région tunisienne de Kasserine, où les cellules d’Al Qaeda se sont installées récemment, et la région algérienne Tebessa – Skikda, où cette dernière a créé, depuis des années, des cellules d’activité. Pour les Jihadistes libyens, ils fournissent les armes et les camps d’entraînement. Ce triangle jihadiste peut se renforcer si la fragilité sécuritaire persiste dans les pays du Maghreb, un scénario qui reste tout à fait possible d’autant plus que la stabilité en Libye n’est pas pour demain, ce qui oblige la Tunisie et l’Algérie à coopérer davantage sur le plan sécuritaire. Une stratégie maghrébine antiterroriste s’impose à la lumière des transformations régionales.


Comment expliquez-vous cette agressivité débridée manifestée par « Ansar Charia » le weekend dernier ?


La dose de violence accompagnant l’interdiction du meeting Ansar Sharia s’explique, d’une part, par un contrôle gouvernemental limité concernant l’activité de plusieurs associations religieuses qui incitent à la violence et au « Takfir » (le fait de traiter d’impiété). Je pense que le gouvernement et l’Assemblée Nationale Constituante sont appelés à revoir et à vérifier les différentes activités de ces associations, leurs programmes et leurs ressources matérielles. D’autre part, cette violence excessive est due à l’absence d’une stratégie culturelle concernant la modernité et le mode de vie sociétal.


Quel est l’enseignement que l’on peut retenir de l’interdiction du meeting de « Ansar Charia » ?


Je crois que l’échec de Ansar Charia de tenir leur congres s’explique par la détermination du gouvernement et du ministère de l’intérieur à appliquer la loi contre toute association et toute tendance transgressant la loi. Il faut souligner, à cet égard, que la neutralisation des ministères de souveraineté a permis aux forces de l’ordre d’accomplir leur tâche sans aucune intervention politique, c’est-à-dire d’appliquer la loi et non pas les consignes. Et ce qu’il faut noter encore c’est que, contrairement à l’attente des jihadistes, l’opinion publique n’a pas sympathisé avec eux, et les accrochages qui ont eu lieu ont opposé les agents de l’ordre à des jeunes marginalisés entre 15 et 30 ans. La vigilance des forces de l’ordre et leur professionnalisme ont permis d’éviter le pire et de minimiser les dégâts.


Le report du meeting d’Ansar Charia le 19 mai 2013 à Kairouan après son interdiction de la part des autorités constitue-t-il un repli tactique ou bien le début du déclin des Salafistes jihadistes en Tunisie ?


Je pense que la confrontation avec un gouvernement légitime ne peut pas leur permettre de remporter une victoire et que l’approche de religiosité que réclament « Ansar Charia » ne connaîtra jamais de succès, car la société tunisienne est attachée à un Islam modéré. Par conséquent, le déclin de Salafistes jihadistes reste très possible surtout avec les transformations régionales que nous vivons actuellement. La propagation de ce courant, dans notre société, est limitée et, historiquement, la Tunisie a refusé l’implantation du Wahabisme au début du 19e siècle, précisément, en 1803 ; il est difficile qu’elle accepte un courant qui se situe à droite du Salafisme réformiste. J’espère, de ma part, que « Ansar Charia » rectifie son discours et révise son approche dans le sens de la conciliation avec un Islam zeitounien local, ouvert et rationnel et les valeurs universelles des droits de l’homme. Dans un contexte pareil, la vénération de Dieu sera, de toute évidence, meilleure dans le cadre d’une société émancipée et qui jouit, pleinement, de ses droits.

 


Est-il soutenable de prétendre que les jours des Salafistes jihadistes sont comptés sur le plan politique ?


On peut dire que les Jihadistes craignent une marginalisation de leur tendance si les prochaines élections aboutissent à un paysage électoral mosaïque où régneraient les forces centristes et l’Islam politique, ce que les derniers son- dages ont démontré. Les Jihadistes d’Abou Yadh veulent à tout prix avorter toute alliance, dans l’avenir, entre le mouvement Ennahda et les autres partis démocratiques. Je crois que les Salafistes doivent revoir, profondément, leur stratégie pour éviter un déclin populaire et pouvoir participer à la vie politique en s’attachant à une vision de l’islam qui soit tolérante et à un programme politique convaincant.


Certains s’attendent à une assistance européenne en matière de sécurité pour faire face à ce terrorisme galopant pour des raisons géostratégiques évidentes. Etes-vous de cet avis ? Et si oui, quel type d’aide pourrait fournir l’Europe à la Tunisie ?


L’Europe est concernée par la stabilité et la sécurité des pays du Maghreb, elle est consciente de la nature de la période de transition que traversent ces pays. La nature d’aide devrait être diversifiée, sur ce plan, par la fourniture de quelques équipements, la formation de cadres sécuritaires et militaires et la collaboration étroite entre les services de renseignement Euro-Maghrébine pour combattre le terrorisme et la criminalité organisée. L’Europe devrait, aussi, développer sa coopération avec notre pays au niveau économique par le renforcement des investissements étrangers. Dans ce cadre, je pense que la Tunisie peut profiter de son statut en tant que membre privilégié de l’Union Euro- péenne pour attirer des capitaux. L’appel à d’autres investissements américains et asiatiques peut, également, aider à débloquer la crise économique et financière. Cette coopération devrait s’établir, également, sur le plan politique, par la création d’ateliers qui traitent des réformes dans ce domaine touchant, entre autres, à la bonne gouvernance, l’instauration d’un Etat de droit et la sauvegarde des acquis de la femme. Un tel programme d’aide réduira au maximum les risques du fanatisme et du terrorisme qui trouvent dans l’état actuel des choses un terrain fertile pour s’installer et s’épanouir.

 

ALANI Alaya, KSIBI Faouzi 24 mai 2013*

Par revolution arabe - Publié dans : Tunisie - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 14:20

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Par revolution arabe - Publié dans : Analyses, débats, opinions - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 10:15

 


Este viernes 24 de mayo con inmensa pena recibimos la noticia inesperada del fallecimiento de Abdelmoumen Chbari, uno de los fundadores del partido marxista marroquí Vía Democrática (Annahj Addimocrati) y responsable en los últimos años de las Relaciones Internacionales.


Antiguo detenido político bajo la dictadura de Hassan II, Abdelmoumen fue condenado a 20 años de cárcel por pertenencia a Ilal Amam, organización clandestina marxista y de la que Vía Democrática es heredera. Conoció varias cárceles, Tzmamart entre ellas, huelgas de hambre eternas, y participó en luchas para que se reconocieran y denunciaran los ’años de plomo’.

 

Desde la constitución de Vía Democrática en 1995, de la que fue miembro de su Secretariado Nacional, prosiguió junto con sus camaradas la lucha por un Marruecos libre de la opresión del Makhzen. Durante los últimos años, como responsable de Relaciones Internacionales, trató siempre de tejer y mantener relaciones con las fuerzas de izquierda revolucionaria de África, magrebíes en particular, de América Latina y de Europa. Nunca cejó en su lucha por un Magreb justo, libre, igualitario y anticolonialista.


Quienes tuvimos la suerte de compartir momentos con él, pudimos apreciar su gran calidez humana y su bonhomía y hoy el mejor homenaje que le podemos hacer es continuar con más fuerza aún nuestro combate a través de la lucha internacionalista.


Desde Izquierda Anticapitalista, manifestamos nuestras condolencias a su familia, amig@s y militantes de Vía Democrática.


Izquierda Anticapitalista, 24 de mayo de 2013

 

http://anticapitalistas.org/spip.php?article28472

Par revolution arabe - Publié dans : Maroc - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 13:37

Michel Warschawski2 

Après avoir participé au rassemblement des  » Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » au Plateau des Glières en Haute-Savoie (par un temps neigeux et froid), Michel Warschawski a participé à deux journées d’animation autour de la Palestine à Albertville.


Mercredi 22 mai, il était à Romans où il a été reçu par le nouveau Maire, Philippe Drésin, qui a remplacé en juillet 2012 Henri Bertholet (fidèle soutien de la cause des palestiniens depuis de nombreuses années) .


La soirée qui a suivi la réception a rencontré un grand succès avec un public de 240 personnes, une conférence de haut niveau et des échanges très riches.


Jeudi 23 il était à Saint Etienne pour une conférence-débat à l’Université.


Et lundi 27, il sera donc à Alençon pour soutenir les 7 militants palestiniens inculpés pour leur participation à une action BDS.

Lisieux 24 mai 2013

 

Soirée-débat avec Michel Warschawsky,

militant anticolonialiste

Lundi  27 mai à 20h30

Salle baudelaire Alençon

Par revolution arabe - Publié dans : Israël - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 11:19

Des dizaines d’officiers municipaux de police de Tel-Aviv, d’agents de la Police des frontières et des déménageurs privés ont effectué des raids contre plusieurs commerces tenus par des requérants d’asile africains près de la station centrale de bus de Tel-Aviv, confisquant des biens et apposant les scellés sur les portes. Ils ont également versé de l’eau de Javel dans de la nourriture dans un restaurant de réfugiés du Darfour. La mairie est-elle en train de préparer les prochaines élections municipales?


Dimanche 12 mai, vers 19 heures, un groupe de fonctionnaires municipaux a mené une opération de fermeture de commerces illégaux tenus par des requérants d’asile africains dans les quartiers Neve Sha’anan et Shapira situés au sud de Tel-Aviv. Les officiers municipaux étaient accompagnés par des officiers de la Police des frontières, un photo-graphe et de plusieurs grands camions de déménagement n’employant que des travailleurs africains. Par petits groupes, les forces de l’ordre sont entrées dans plusieurs bars, restaurants et épiceries appartenant à des requérants d’asile. Comme leur statut légal en Israël leur interdit de travailler et/ou de posséder un commerce, la plupart des requérants d’asile soudanais et érythréens sont obligés de gagner leur vie illégalement, ce qui conduit les autorités à les pourchasser et à punir leurs employeurs ou à fermer leurs magasins.


C’est ce qui s’est passé dimanche soir. Toutes les marchandises, fournitures et autres équipements du magasin ont été inventoriés et confisqués, et les portes ont été scellées. Sur aucun des lieux que le photographe Oren Ziv et moi- même avons visités il n’y a eu de résistance opposée par les propriétaires de magasins, et les policiers armés (avec même un chien policier d’attaque) n’ont pas eu grand-chose à faire. Plusieurs badauds israéliens ont d’ailleurs félicité les fonctionnaires de les aider ainsi à mettre les étrangers dehors, alors que d’autres ont marmonné contre eux des insultes, leur reprochant d’encourager les politiques racistes.


Selon diverses estimations, on sait que, dans le sud de Tel-Aviv, des centaines de petits magasins sont exploités par des requérants d’asile. Ces commerces servent principalement leurs propres communautés et, naturellement, les autorités ne peuvent pas les fermer tous. Leurs propriétaires se plaignent néanmoins souvent d’être victimes de bru- talité policière, comme par exemple ces patrouilles de la Police des frontières qui, à minuit et par la force, traînent des gens hors des bars à l’aide de matraques et même de sprays au poivre. La municipalité s’emploie également à combattre énergiquement ce petit monde du commerce et des loisirs, mais des opérations de l’ampleur de celle de dimanche ne sont pas courantes.


Il est possible que l’administration du maire Ron Huldai ait poussé en avant cette opération, la considérant comme une préparation aux prochaines élections municipales du mois d’octobre. Beaucoup d’habitants israéliens vivant au sud de Tel-Aviv sont susceptibles de soutenir de telles actions, puisqu’il règne parmi eux le sentiment que les requérants d’asile sont une charge pour les infrastructures médicales et sociales déjà bien faibles ainsi que pour l’aide sociale à laquelle une grande partie de la population du quartier doit avoir recours. Ce sentiment est renforcé par le fait que certains requérants d’asile sont poussés vers des activités criminelles et que la presse couvre abondamment cette criminalité. Ces tensions entre les communautés ont déjà conduit à plusieurs attaques contre des requérants d’asile, perpétrées aussi bien par des individus que par des groupes d’Israéliens.


De l'eau de javel dans la nourriture pour la détruire!

De l’eau de javel dans lanourriture pour la détruire!


Aladin Abaker, un réfugié soudanais, a publié des photos du raid de dimanche soir montrant des inspecteurs du Ministère de la Santé versant de l’eau de Javel dans des casseroles de nourriture d’un restaurant, sous le prétexte que cet établissement constituait un «danger pour la santé publique».

Il écrit ce qui suit:
«Des amis se rencontrent dans ce délicieux restaurant à l’ambiance familiale pour manger et parler de nos familles restées au Darfour. Tout à coup, des inspecteurs de la santé et des forces de police ont fait irruption et ont détruit la nourriture que nous avions commandée ainsi que la nourriture dans les casseroles, sans aucun égard pour des gens dont la culture considère la nourriture comme une chose sacrée à traiter avec respect. Nous avons essayé de leur dire que ce restaurant était ouvert depuis maintenant quatre ans, que c’était ici que nous mangions tous nos repas et que personne n’était jamais tombé malade. Que d’ailleurs même des Blancs venaient manger ici…» […] «Toutes les personnes présentes étaient en larmes. La serveuse nous a dit qu’elle avait vu des choses horribles dans sa vie, même la torture dans le Sinaï, mais que cet événement l’avait plus humiliée que la torture». Je lui ai dit qu’ils faisaient cela pour rendre nos vies misérables et nous encourager à retourner en Afrique ‘de notre plein gré’».

[Traduction A l’Encontre, publié  le 13 mai 2013]

Publié par Alencontre le 21 - mai - 2013

Par Haggai Matar

 

http://alencontre.org/moyenorient/israel/israel-les-autorites-municipales-attaquent-des-commerces-tenus-par-des-requerants-dasile-a-tel-aviv.html

Par revolution arabe - Publié dans : Israël - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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